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Rencontre avec Jean-Pierre Cordier
Président de Total Professeurs Associés
 | « Entre 2001 et 2009, 90 000 étudiants ont bénéficié de nos cours » |
Qu'est-ce qui fonde l'originalité de Total Professuers Associés ? Notre originalité tient à plusieurs facteurs. Tout d'abord, notre structure associative est organisée en réseau et fonctionne sur la base de l’adhésion volontaire. Les professeurs sont, quant à eux, des managers de haut niveau, riches d’une longue pratique professionnelle. Je citerai aussi la gratuité de nos enseignements à l’étranger.
Cela dit, je veux tout de suite lever une ambiguïté : volontariat, gratuité et souplesse ne signifient pas amateurisme. Nos enseignants ont tous une grande compétence et une très bonne maîtrise de leurs enseignements. Et nous tenons nos engagements en termes de programme et de planning. Précisément, existe-t-il un processus de sélection ou de validation ? L’étendue de votre réseau peut le rendre nécessaire… Bien sûr, les candidatures de nouveaux professeurs sont étudiées et validées chaque mois par le bureau de l’association. Pour ce faire, nous prenons en compte l’avis des responsables des ressources humaines de Total. De même, lorsqu’il s’agit de renouveler l’adhésion d’un professeur à TPA, nous prenons en compte les retours d’appréciation des responsables d’universités dans lesquelles le professeur a enseigné. Votre structure associative ne risque-t-elle pas d’être un frein à votre développement ? On aurait pu le penser et, en fait, pas du tout. Quand TPA a été lancée 2001, nos premières actions ont été menées essentiellement en France avec les Universités et les Ecoles d'ingénieurs et de commerce, avec pour public cible les étudiants en quatrième année après le baccalauréat. Depuis, notre activité n’a cessé de se développer hors de France, le plus souvent à la demande des filiales de Total, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Pour l'année 2008-2009, l'international représentera près de 50 % de notre activité. Nos grands projets aujourd'hui concernent la Chine, l'Iran, le Venezuela et la Russie.
Total et ses filiales soutiennet votre activité. Pour quelles raisons ? Il y en a au moins trois : l'industrie pétrolière, bien que très médiatisée, est mal connue et souffre d'une mauvaise image liée à sa nature même. Les interventions de TPA montrent à un public universitaire qu'il s'agit d'une industrie de très haute technicité et qui s'attaque de manière frontale aux grands problèmes d'aujourd'hui : réchauffement climatique, énergies alternatives, etc. La seconde raison tient à la nature globale des activités de Total qui rend indispensable l'embauche de jeunes ingénieurs et techniciens citoyens de ses pays d'intervention. TPA aide à détecter les talents et à embaucher les meilleurs. Enfin, TPA est un bon ambassadeur du Groupe dans les pays où il n'est pas très connu ou dans lesquels il se développe. Comment imaginez-vous le futur de TPA ? Entre 2001 et 2009, environ 90 000 étudiants ont bénéficié de nos cours et le développement de TPA a été constant et régulier durant toute cette période, en France comme à l'international. Il importe aujourd'hui de conserver l'acquis de la bonne réputation de TPA en poursuivant notre politique de recrutement, au sein de Total, de professeurs de grande qualité. Il faut ensuite poursuivre l'extension de notre réseau mondial universitaire par le biais de nouveaux accords de partenariats. TPA restera ainsi un outil efficace de promotion de notre industrie, en même temps qu'une structure conviviale permettant aux collaboratuers du Groupe de transmettre leur savoir et leur expérience professionnelle dans les meilleures conditions.
Dernière modification le 25/6/2009
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