|
Entretien avec Nathalie Fokart
Directeur de l'Université Total Total Summer School, formation de dirigeants au MIT, conférence sur le changement climatique, etc. Quel est le fil conducteur de ces différents projets ? Chacun de ces programmes est motivé par la volonté de réflexion et d’ouverture sur des sujets qui à la fois intéressent de très près Total et revêtent une importance croissante dans le débat public. Nos activités comportent des dimensions humaines, géopolitiques, technologiques et environnementales souvent très imbriquées et qu’un manager ne peut gérer de façon cloisonnée. Par son approche multidisciplinaire et par le brassage des intervenants et des publics à la fois internes et externes au Groupe, l’Université Total est un lieu pour traiter de ces questions souvent complexes et aider à prendre de la hauteur de vue. Concrètement, comment parvenez-vous à mettre en œuvre cette volonté d’ouverture ? Quel que soit le thème que nous abordons, nous privilégions un traitement qui croise les angles d’approches et les disciplines scientifiques, économiques et sociologiques. Nous essayons, selon les thèmes et les publics ciblés, d’adapter les formules pédagogiques : formations, conférences, stages d’études. Cela peut nous amener à des situations assez originales : avec Total Summer School, nous invitons des étudiants dans nos murs et avec la semaine d’études au MIT, nous proposons à des dirigeants de Total de passer une semaine sur un campus universitaire. Dans les deux cas, l’expérience est très riche. S’agissant de la journée sur le changement climatique, nous avons là aussi voulu jouer la carte du décloisonnement en proposant aux principaux acteurs, climatologues, industriels, représentants des pouvoirs publics, de venir apporter leur éclairage. Il est à noter que cette conférence a donné lieu à des réunions complémentaires sur ce sujet au périmètre des différentes activités du Groupe. La possibilité de reprendre et d’adapter certaines initiatives de l’Université Total à la demande des secteurs opérationnels permet d’ancrer davantage nos projets dans la vie quotidienne du Groupe.
Précisément, cette ouverture sur des thématiques très en prise avec des sujets de société comme l’éthique ou l’environnement, comment la déclinez-vous dans vos programmes de formations internes ? L’Université propose toute une palette de formations sur nos politiques éthique, environnementale, sociétale et sur la sécurité industrielle. Certaines sont généralistes et interdisciplinaires, d’autres invitent à approfondir un sujet particulier : éthique des affaires, sûreté et droits de l’homme, management de la sécurité industrielle et de l’environnement, etc. Plusieurs de ces formations sont organisées dans les filiales pour favoriser la proximité et le dialogue. Ces sujets sont également très présents dans les formations de management ou d’intégration mises en œuvre par les directions de la formation du Groupe et des branches et qui entrent également dans le corpus de l’Université. Les sujets de l’Université sont riches, diversifiés, très ouverts sur l’international. Comment comptez-vous inscrire la dynamique de vos actions dans la durée ?
Nos initiatives sont destinées à se renouveler, elles ne prennent sens que dans la durée : Total Summer School a vocation à devenir un rendez-vous régulier et le succès de la première édition nous incite à élargir le nombre d’étudiants invités. Les débats et échanges sous la forme de conférences sont appelés à se poursuivre sur des thèmes sociétaux comme la diversité, environnementaux ou technologiques. S’agissant des rencontres sur des sujets géopolitiques, nous avons organisé une seconde édition du séminaire Moyen-Orient en février 2008 pour apporter un nouvel éclairage sur cette région, et nous prévoyons une journée de conférences sur la Russie en septembre. L’appétit de connaissances et la curiosité constituent de très riches gisements pour le futur.
Dernière modification le 22/7/2008
|